Beau temps, du vent, joli parcours bien technique, assez d'arguments aujourd'hui pour entrer à nouveau dans la danse figariste. Arrivée en 22ème position sur cette dernière étape, le figaro Entreprendre est apparu à nouveau abonné à la vingtaine. Oubliée ou plutôt intégrée la contre-performance de la deuxième étape qui pèse lourd au classement général (26èmes), la course étant à point et non au temps comme sur la Solitaire du Figaro. Il reste une multitude d'informations, certaines bien précises, d'autres plus diffuses ou confuses, il sera temps de trier plus tard, dans ces axes de travail que Matthieu cerne bien désormais. Que dire alors des objectifs qui étaient les siens quand il a décidé de participer au Tour de Bretagne? Premier objectif en forme de constat, l'origine géographique et le haut niveau des concurrents rendent la connaissance du terrain de jeu essentielle. La Bretagne, on y part et passe plusieurs fois lors de la course reine, la Solitaire du Figaro. Il est donc incontournable de s'y entrainer (surtout pour un Méditerranéen). Deuxième objectif, la course sur des bateaux identiques et particulièrement bien préparés oblige à connaître les moindres petits détails, les petits accélérateurs qui font la différence. Grace à l'expérience d'Alexandre Toulorge (merci à lui), Matthieu a engrangé nombre de ces petits plus qui font les grosses additions. Troisième objectif, plus qu'un classement (rappellez-vous au début de la course, le «on verra bien»), c'est la manière et l'évolution sur la régate qui importait. La régularité des derniers classements et la belle et longue 6ème étape traduisent l'atteinte d'une vitesse de «croisière», de l'acquisition d'un fond et même d'une montée en puissance, d'une importance capitale pour le travail et les résultats à venir. Les objectifs sont donc atteints. Si la Solitaire du Figaro était plutôt l'entrée initiatique en terre figariste (vécue comme un premier examen), le Tour de Bretagne aura été un trimestre studieux et appliqué, très riche d'enseignements. Des fondations solides, ses humanités.

Guy Mercadier

Crédit photo Antoine Beysens