Et oui, Matthieu Girolet a invité sur son bateau Alexandre Toulorge, figariste normand et confirmé avec ses sept participations à la Solitaire du Figaro et trois au Tour de Bretagne. Le voyage de noces est une régate à étapes autour de la Bretagne, de Saint-Malo à La Trinité-sur-Mer, jusqu'au 12 septembre. Entrevue croisée des heureux élus avant le départ. Sur l'intérêt de cette course, des réponses unanimes. Au ras des cailloux bretons, avec les effets de sites, en double, les conditions idéales pour tirer sur la machine. Prises de risques, intensité et grand plaisir sur des étapes courtes pour la plupart. Sur leurs objectifs sportifs? Unanimité aussi, dans l'évasif. «On verra bien». Bien sûr il y a là parmi les meilleurs, mais le Tour de Bretagne offre toujours des opportunités. Sur les difficultés entrevues? Les risques d'un gymkhana le long des côtes nord de la Bretagne (Matthieu) et de sacrés enjeux avec les courants (Alexandre). Quant à la navigation en double, pour Alexandre, le plaisir de l'invité et la modestie du marin «si je peux lui montrer quelques trucs». Matthieu insiste à nouveau sur la nécessité de prendre des risques, pas ceux du solo, mais la prise de risque technique et l'exposition du bateau. Sans que cela modère d'ailleurs la ferme intention de «lacher les coups», envie commune à l'origine de leur rencontre. Un à la table à carte, l'autre à la barre par exemple, pour pousser le figaro n°86 dans ses retranchements. Le meilleur banc d'essai, en conclusion d'une saison et préfigurant une nouvelle.

Une course sans pression, une grosse envie d'en découdre pour Matthieu, avec la complicité et l'expérience d'Alexandre. Il est d'heureuses unions.

Guy MERCADIER