Tour de Bretagne 2009 - De la bataille navale dans l'air
Par le Team, le jeudi 3 septembre 2009

Communiqué de presse - 03 sept 09 - Matthieu Girolet en course sur le Tour de Bretagne - De la bataille navale dans l'air -
Samedi 5 septembre, Matthieu Girolet prendra le départ de la dernière course du circuit Figaro 2009, le Tour de Bretagne. Toutes les années impaires, les ténors de la spécialité viennent y faire le rappel d'un tour de champ particulièrement brillant cette année. Du 5 au 12 septembre, la régate au contact, en double, et par courtes étapes, va sans aucun doute confirmer la maitrise des «anciens» mais faisons confiance aux nouveaux venus dans la série pour donner de la voix.
Après une Solitaire du Figaro riche en suspense, où le skipper d'Entreprendre (Lafont-Presse) a obtenu de très probants et prometteurs résultats (33ème place au général et 4ème position au classement bizuth), l'heure est à l'acquisition de nouveaux repères et à l'engagement total sans pression, que permet la navigation en double. C'est associé à Alexandre Toulorge, skipper normand talentueux et expérimenté, que Matthieu Girolet aborde cette course avec l'intention d'y apprendre encore et toujours, et avec une envie non dissimulée d'y prendre des risques et du plaisir. Sans doute les deux mots-clé de cette confrontation.
Car cette course de fin de saison est tout sauf la promenade digestive suivant le gros repas que fut la Solitaire. Toutes les beautés et toutes les difficultés de l'Armorique y seront passées en revue: roches affleurantes, vents folâtres, forts courants,. On ne devrait pas s'ennuyer à bord. Dès le départ de Saint-Malo, samedi, il faudra tirer sur les machines et tutoyer les cailloux, lors des deux premières et courtes étapes vers Saint-Quay-Portrieux puis Perros-Guirec. Mises en bouche corsées, deux fois quarante milles nautiques, à ne pas avoir froid aux yeux. Premier plat de résistance ensuite, l'étape Perros-Brest épicée des courants de la mer d'Iroise. Sérieux passage à niveau où là aussi, il faudra avoir un bon estomac. A Brest, le mercredi 9, place auxparcours banane, une sorte de trou normand breton, pour mieux se préparer à la grande étape du lendemain. De Brest à Piriac-de-mer, 120 milles nautiques qui devraient glisser tout seul dit-on, mais les Iles de Groix et de Belle-Ile sont parfois difficiles à digérer. Méfiance donc, y compris pour la dernière étape entre Piriac-de-Mer et La-Trinité-sur-Mer, où l'on peut s'attendre à du jeu jusqu'au bout dans la petite mer du Morbihan.
Parce qu'il ne s'agit pas «seulement» de bien négocier toutes les facettes de la course côtière à la mode triskell. Les meilleurs se sont invités aux agapes: vieux briscards qui ne font qu'un avec leur Figaro, Vendée Globistes particulièrement à l'aise dans les jeux de stratégie et jeunes loups qui ont démontré tout leur potentiel lors de la dernière Solitaire (dont les vainqueurs du classement général et du classement bizuth!).
Samedi devant Saint-Malo, le premier coup de canon du comité de course, au pied des remparts, devrait être le premier d'une longue série de tirs à vue, passes d'armes et coups tactiques qui font tout le succès de cette course depuis 1997.
Guy Mercadier
Crédit image: http://www.tourdebretagnealavoile.com
Commentaires
ô grand homère des ulysses celtiques, dis nous comment se forme un tandem de course : à la courte paille, au black jack, au whisky ?
bonne chance à eux