Et maintenant? Cap sur la Solitaire 2010!
Par le Team, le vendredi 28 août 2009

Si pour les jours qui viennent Matthieu savoure l’entracte en famille. Bientôt le rideau se lèvera pour le dernier acte de la saison, le Tour de Bretagne, qu’il courra en double avec Alex Toulorge. Puis, dès la salle vide et les lumières éteintes, il faudra, plus forts des succès et de l'expérience acquise, construire la suite.
Un projet de course au large, c'est un peu comme une pièce de théâtre. Les spectateurs font souvent le plein d'émotion, mais pour prendre la mesure de l’évènement et du chemin jusqu’à la première il leur aurait fallu trainer dans les coulisses.
C'est que l'on n’imagine pas ce qu'un tel projet requiert de compétences, de savoir-faire et de remises en question. Les logos des entreprises sur les coques peuvent donner à penser que les skippers se reposent sur des organisations d'envergure et se consacrent exclusivement à la navigation et à quelques opérations de communication. En réalité, si la course au large est un des sports les plus médiatiques, elle vit quotidiennement très loin des structures et de la puissance des autres sports qui occupent avec elle les premières places du podium médiatique.
Dans la très grande majorité des cas, le skipper est aussi -avant tout?- un chef de petite entreprise. Intéressante perspective pour qui aime toucher à tous les aspects d'un projet sportif, humain, technique, médiatique, commercial... mais véritable casse-tête quand il s'agit d'être très impliqué dans tout et suffisamment détaché des contingences gestionnaires pour se consacrer à la performance sportive. Le plan de communication, la gestion du bateau et la logistique des courses, les relations avec les partenaires, la préparation physique, la recherche de financement, la formation technique, sont autant d'aspect qui font l'intérêt et la complexité de la démarche. Qui en renforcent aussi la ressemblance avec la réalité quotidienne des entreprises ils portent les couleurs.
Quand l’engagement commun s'inscrit dans la durée, le résultat sportif est toujours sensiblement à la hauteur de l'investissement financier. Mais ce qui fait souvent la différence sur l'eau c'est un skipper tout à sa navigation. Confiant dans la préparation et son équipe. Et qui dès lors laisse libre cours à son talent et à ses compétences. Ce n'est pas le moindre paradoxe de la course au large en solitaire d’être tout sauf un parcours solitaire. Dans ce sport, un talent ne s'exprime que dans la durée, avec des moyens adéquats et une équipe pérennisée.
C'est le défi de Matthieu pour les mois qui viennent que de transformer le joli essai marqué pendant cette solitaire. Et ce n'est certainement pas le plus facile à relever.
Guy Mercadier
Commentaires
je suis tout a fait d'accord avec le commentaire de Guy Mercadier quand il écrit
( En réalité si la course au large est un des sports les plus médiathique)
Elle vit trés loin des structures et de la puissance des
autres sports qui occupe avec elle les premiéres places du podium médiathiques
Notamment pas exemple le foot et j'en passe
ou tous les jours nous sommes abreuvés d'idoles
avec des scandales et des fortunes a la clefs
je pense que effectivement ce n'est pas le plus facile
a relevé
grand merci et salutations a Guy Mercadier
Jean Victor ARCAS
Je felicite Matthieu por cette performance et j'encourage le sponsor a continuer à le soutenir car bientot on parlera de lui comme un grand coureur !